Messagepar Fab » mar. 20 juin 2017 16:06
La prise de risque se comprend si tu mets un système pour que ce soit toujours l'élec qui démarre. Mais le moindre gramme compte à ce niveau. Évidemment, une fois qu'on a vu la course on se dit qu'ils auraient fait un tank, ils auraient gagnés. Mais ça se joue à tellement peu de chose sur des machines tellement complexes. En 24h, il faut faire des systèmes qui gèrent 2 ou 3 système hybrides (charge, décharge, température…) et qui merde jamais en cas de redémarrage multiples comme dans ce cas, en cas de retour au stand au ralentis, de safety car, de slow zone, de fcy, dans les pits, sous la pluie, en pleine chaleur, le tout possiblement combiné. Et le faire avec des systèmes si possibles réparables et au final l'écart à l'arrivée est de quoi ? 1 tour voir moins parfois. Soit 0,4% d'écart en performance et une progression de plusieurs seconde par ans (qui ne se voit pas mais à cause des changements de règlement).
Lorsque les équipes débarquent au mans (chez Audi en tout cas à l'époque hybride), la liste des choses à faire sur la voiture était encore immense. La liste des compromis fait mais qui n'ont pas été suffisamment testés ou compensés par un plan de secours l'était tout autant. Il était plus possible de démonter et remonter entièrement la voiture le jeudi soir comme c'était le cas avant.
Avant l'hybride les voitures étaient d'une part plus simple, et le règlement était plus stable et la course à la dépense plus modérée entre écurie. Donc tu pouvais tourner avec un même design pendant des années et tu le fiabilisais. Maintenant, même si elles ont le même nom, les voitures de chaque année sont quasiment entièrement neuves, toutes les pièces sont optimisées, tous les softwares sont complexifiés alors même que la version précédente était pas finie de déverminer. Et si tu fais pas ça tu t'exposes à faire la saison 2015 de Toyota : fiable mais en LMP1,5.
Latifi - "For me to leave Australia tied for the lead in the drivers championship is a dream come true"