Messagepar Méchanix » dim. 4 mars 2018 13:31
Pour résumer et pour mieux comprendre ;
il faut savoir que pour avoir une bonne combustion, le mélange air / essence doit être de 14,7g d'air pour 1g d'essence. S'il y a beaucoup trop ou pas assez d'essence, le mélange ne s'enflammera pas.
Dans le cas des injections directes essence, les motoristes utilisent ce qu'on appelle " la charge stratifiée ". La méthode est simple, on met un peu plus d'essence que le dosage de référence au plus proche de la bougie, ce qui permet une meilleure inflammation (puissance). Ensuite, plus on s'éloigne de ce point, plus on appauvrit le mélange. La chaleur et la vitesse de combustion apportées par l'inflammation des différentes strates (d'où le nom) va permettre d'enflammer des dosages normalement ininflammable (ou très mal). Au final, on arrive à un même effort sur la tête du piston pour une quantité moindre de carburant par rapport à une combustion "normale".
Problématique : cette méthode nécessite d'avoir une parfaite maîtrise des flux d'air dans la chambre de combustion afin d'avoir un mélange homogène dans les différentes strates et d'orienter aussi le front de flamme vers où on veut qu'il aille.
Honda a à priori un concept assez novateur, mais qui nécessite de garder une certaine vitesse d'écoulement d'air dans le cylindre. Leur solution serait alors d'allumer plus de cylindres que nécessaire afin de redonner de la vitesse dans la veine d'air puis de couper à nouveaux ces mêmes cylindres pour ne pas augmenter de trop le régime de ralenti et de garder une conso correcte. On joue sur différents cylindres pour une question "d'équité" d'usure, de chaleur, etc.