
Clap de fin sur cette saison si particulière, qu'on a même cru ne pas pouvoir démarrer, ou du moins ne pas pouvoir aller à son terme (la 2ème vague
)Le résultat final n'étonnera personne, c'est le même depuis 4 ans côté pilotes et depuis 7 ans côté constructeurs. Mais bien malin qui aurait prédit plusieures courses assez improbables jusqu'ici, en particulier les 1ères victoires en F1 de Pierrot et Chéco, sans compter un paquet de podiums inattendus (dernièrement celui de Ocon).

(Lewis sacré plusieurs GP avant la fin... et sans faire toute la saison !)
Côté positif, on retiendra plusieurs expérimentations, notamment l'arrivée de tracés qui n'étaient pas prévus au programme initialement et dont certains nous ont offert des courses qui changent un peu de l'ordinaire. Dans une saison "normale", il est peu probable de les revoir mais qui sait... La F1 a également testé une fois et demi les week-ends raccourcis pour soulager les équipes techniques, pas sûr que ce soit retenté à part si le calendrier devenait très chargé. On suppose aussi que les diffuseurs TV ne sont pas enjoués par cette idée, ou alors il faut que la F1 baisse ses tarifs.

(le GP de Toscane a donné un peu de boulot aux mécanos et aux balayeurs)
Côté négatif, le public, très peu présent à de rares GP. Même si la F1 n'est pas aussi impacté que d'autres sports car on regarde rarement les tribunes et on entend très peu les gens en temps normal, c'est toujours triste pour les fans et le grand public de ne pouvoir assister en vrai à un Grand-Prix. On se met également à la place des promoteurs des circuits, qui ont enregistré des recettes de billeterie et sponsoring nulles, quand ce n'est pas carrément leur GP qui a été annulé au programme. La liste est longue : Melbourne, Shanghai, Bakou, Zandvoort, Monaco, Le Castellet, Montréal, Singapour, Austin, Mexico, Interlagos et le tout nouveau Hanoï.

(ça sonnait un peu creu tous les week-ends en tribunes)
Pour les pilotes ça été également spécial, avec la menace "covid" qui plane au dessus de leur tête, les forçant à rester dans des "bulles" sociales et qui a en mis plusieurs au repos forcé cette année : Stroll, Pérez et même Hamilton. Evidemment, ce ne sont pas Hulkenberg, Russell et Aitken, les "suppléants", qui s'en sont plaint
Sans surprise, Lewis Hamilton a glané sa 7ème couronne et égalé Michaël Schumacher ainsi que battu son record de victoires. Et l'an prochain, le britannique devrait pousser les compteurs encore plus loin avec un 8ème titre et les barres des 100 poles et 100 victoires en F1 franchies. On avait dit à l'époque de Schumacher que ce serait difficile de faire mieux, c'est quasi chose faite. Maintenant, reste à savoir s'il sera possible de faire mieux que Hamilton dans l'avenir ? Tout est possible bien sûr mais faudra commencer de bonheur


(après 50 nuances de gris pour sa livrée, Mercedes a joué la carte black lives matter)
En terme de force en présence, si Mercedes a tenu son rang, derrière ça été plus décousu. Red-Bull (enfin Verstappen) a bien été un adversaire (le seul) pour la firme à l'étoile mais le bilan est finalement moins bon que l'an passé avec seulement 1 victoire au compteur. Si on rajoute la décision de Honda de s'en aller à la fin 2021, ça n'a pas été une saison géniale pour Red-Bull, à peine rehaussée par la victoire surprise d'AlphaTauri à Monza.

(depuis le temps que Renault attendait 1 podium, il a eu lieu au Nürburgring... et il y en a eu 2 autres après !)
McLaren et Renault ont été à la hauteur de leurs ambitions, réussissant plusieurs podiums. Ce que l'on avait pas prévu avant l'Hiver dernier, c'est que Racing Point se joindrait à eux, avec une "copie" de la Mercedes 2019 qui a fait couler beaucoup d'encre au Printemps. Si le pari des roses n'a pas été réussi parfaitement, en cause une moins bonne efficacité pour exploiter le potentiel de cette auto, le bilan final reste bon, voir même très bon pour eux avec une pole en Turquie et la victoire surprise de Pérez Dimanche dernier. Avec une "mise à jour" 2020 prévue, nul doute que la future équipe Aston Martin va encore poser de gros soucis à McLaren et Renault l'an prochain. Il faudra également surveiller le passage de McLaren au moteur Mercedes. Dans ce championnat F1.5, on notera également la bonne tenue des AlphaTauri qui se sont mèlées plusieurs fois au combat.

(et oui, même en 2020 la Mercedes 2019 a encore gagné 1 course de F1)
Le gros imprévu de cette année, c'est que la F1.5 a accueilli un nouveau challenger : Ferrari. Bien sûr les rouges se seraient passés de cette rétrogadation au classement, mais les doutes sur la légalité du moteur a forcé Ferrari à un retour en arrière côté puissance qui a fait relativement mal à la Scudéria et encore plus à ses clients (Alfa-Romeo et Haas). Affabulée du PU le moins puissant du plateau, la SF1000 n'a pu également cacher ses faiblesses aéro, que la SF90 masquait par une grosse puissance moteur. Mais comme a dit Verstappen, "voilà ce qui arrive quand on arrête de tricher", ce qui est comique quand on sait dans quelle équipe il pilote
(au moins lui, on sait déjà que Ferrari ne le signera jamais)
(quelle que soit la peinture, la Ferrari n'est que la 6ème voiture du plateau... ça fait mal)}
Derrière la F1.5, le combat "d'infirmes" s'est joué entre Alfa-Romeo, Haas et Williams (enfin Russell du moins). Avec les soucis moteur des 2 clients Ferrari et un châssis meilleur que l'an passé (pas difficile), Williams a un peu réussi à s'extirper du marasme dans lequel l'équipe est depuis 2 ans et qui a conduit la famille et Claire à vendre cet Été. Malheureusement, ça n'aura pas suffit à marquer des points mais l'intention y était. Il faudra du temps aux nouveaux propriétaires pour redresser la barre, mais l'objectif de 2022 avec le nouveau réglement aéro est jouable pour eux.

(Williams a signé plusieurs Q2 cette année et pas juste quand y'avait de la pluie)
Du côté de Alfa-Romeo, la dynamique est clairement au calme plat. Avec le départ de Simone Resta chez Ferrari (qui repartira chez Haas l'an prochain) et des rumeurs de sponsoring Alfa-Romeo qui pourrait prendre fin prochainement. L'année n'a pas été joyeuse dans l'équipe suisse, contraignant Giovinazzi et Raikkonen à attendre des "coups" pour briller, sauf que les GP où c'était propice à ça, ils n'ont pas été au rendez-vous.

("Allo Mattia, c'est Gunther et Fred, nos caisses n'avancent plus à rien, c'est quoi ce bordel ?")
Enfin, il reste l'énigme Haas. Entre un châssis raté depuis l'an dernier et désormais un moteur anémique, on ne donnait pas cher de cette équipe avec les rumeurs qui indiquaient que Gene Haas voulait vendre depuis un moment. Contre toute attente, l'homme d'affaires américain annoncé qu'il poursuivra l'aventure en F1 encore quelques années. Mieux encore, le partenariat avec Ferrari semble se renforcer avec l'arrivée de Resta et du petit Schumi. L'écurie devrait également avoir des fonds via son nouveau pilote payant, Nikita Mazepin (si d'ici là il garde les mains dans ses poches^^). En revanche côté piste, il n'y aura aucun miracle à attendre, ce sera le même "camion" avec lequel Magnussen et Grosjean ont lutté toute la saison. C'est la fin du calvaire pour tous les 2, le premier s'en allant en endurance aux USA, le deuxième attendant de panser ses blessures pour rebondir ailleurs. C'est évidemment triste que Romain ne pourra pas être là ce week-end pour faire ses adieux au volant une dernière fois


(en 2021, Sebastian Vettel passera du rouge Ferrari... au vert Aston Martin)
Côté dernières, on surveillera également celle de Vettel chez Ferrari après 6 années passées en rouge, ponctuées de plusieurs succès mais aussi de nombreuses désillusions (2017 notamment). Seb poursuivra l'aventure en 2021 dans une Merc... pardon une Aston Martin. Daniel Ricciardo dira également au revoir à Renault (et à un gros salaire^^) après seulement 2 ans, l'australien ayant pris son employeur à revers en sautant sur le baquet que Sainz allait libéré chez McLaren. Pour Carlos justement, ce sera le grand saut dans l'inconnu. Quand il a signé durant le 1er confinement, ça paraissait la chance de sa vie, maintenant qu'on a vu le niveau actuel de Ferrari, ce n'est plus aussi certain. Au rang des "cocus" avec Magnussen et Grosjean, il y aura également Pérez, prié d'aller voir ailleurs par Racing Point alors qu'il a contribué à tous les niveaux dans cette équipe (juridiquement, sportivement et économiquement). Il faut croire que ça ne suffit pas pour papa Stroll qui préfère aligner un quadruple champion du Monde avec son fils. Un temps Pérez semblait en position de remplacer Albon chez Red-Bull l'an prochain, désormais ça parait de plus en plus compromis et Chéco se dirige vers une année sabbatique... pour mieux rebondir en 2022 ?

(Romain a piloté sa Haas "jusqu'au sang" cette année, mais ça n'a pas suffit à signer de bons résultats et sauver sa tête en F1)
Programme TV du week-end
- Essais Libres 1 : Vendredi 11 Décembre à 10H00
- Essais Libres 2 : Vendredi 11 Décembre à 14H00
- Essais Libres 3 : Samedi 12 Décembre à 11H00
- Qualifications : Samedi 12 Décembre à 14H00
- Course : Dimanche 13 Décembre à 14H10







